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La dent d'requin

Purity Ring au National, ou quelque chose comme de la magie

Émilie Langlois-Pratte
11 janvier 2013

Megan James et Corin Roddick, le duo synthpop Montréalais (d’adoption) de l’heure qu’est PURITY RING, lançaient leur tournée nord-américaine hier soir dans l’ambiance d’un National affiché complet depuis le début de cette semaine pour nous présenter dans son presque-intégralité leur album sorti à l’été dernier, Shrines. Pour l’ouverture de l’évènement, YOUNG MAGIC avait la tâche d’assurer la première partie.

YOUNG MAGIC – Des hauts et des bas

C’est devant une foule incertaine que le duo YOUNG MAGIC s’est exécuté avec une grâce surprenante. Avec un son vaporeux, presque stellaire ainsi qu’un beat impeccable, la chanteuse avec sa voix délicieuse a attiré presque instantanément les spectateurs tout-à-coup ébahis le temps de deux chansons. Puis, BAM! Ça tombe un peu à plat. Parce que la chanteuse ne réussit clairement plus à s’entendre chanter, essayant de faire signe au soundman de monter le son dans son moniteur, sans grand résultat ni succès, et parce que finalement, ça manque de synchronisme. On a donc droit à une prestation au chant faussé et à une foule plus ou moins intéressée, à des gens qui parlent de leur prochain weekend, qui texte au max en continuant de danser distraitement au rythme de leur musique. C’est dommage, parce que lorsqu’on a la chance d’écouter leur opus Melt sorti l’année dernière, on sent qu’ils ont un énorme potentiel et quelque chose qui pourrait casser la baraque sur scène.

PURITY RING – Du beau dans les oreilles ET les yeux

Ils entraient sur scène, et la magie a opéré automatiquement. On avait droit à un décor simple, et pourtant du tonnerre. Ce qui ressemblait à des lampes en papier chinois en forme ovale étaient suspendues partout au fond de la scène, et on comprend tout de suite leur utilité lors de la deuxième chanson, alors qu’elles projettent de la lumière de façon très orchestrée (chapeau au technicien qui était en charge du décor. C’était à couper le souffle.) au rythme des mélodies présentées tour à tour.

Dans le coin gauche de la scène, James était fin prêt à nous livrer une rythmique endiable derrière une table pour ses instruments électroniques qui avait l’air à la base de presque rien, si ce n’était que des lumières disposées de façon jolie et esthétique. Mais ses lumières étaient en fait un espèce de xylophone électronique qui, lorsqu’il tapait dessus avec des baguettes de batterie, allumait à son rythme. J’aurais personnellement passé l’entier concert à le regarder jouer sur cet instrument bizarre conçu de toute pièce pour le duo. Le même principe était appliqué à un tambour dans le coin droit, joué par la chanteuse à la voix de sirène.

Aucune pièce de l’album Shrines n’a été laissée de côté, et les spectateurs ont même eu droit à un cover des plus réussis de la belle Rihanna. Si on aimait leur album (qu’on apprend à apprécier encore plus après d’avoir vécu l’expérience), on ADORE leur prestation qui est solide, avec une forte prestance de la première à la dernière minute du concert et on en aurait voulu plus, plus, toujours plus! On pouvait voir le mouvement habiter la foule au parterre, et même au balcon, les gens ne pouvaient résister à l’envie folle de danser, même assis. Il y régnait là une symbiose des plus spectaculaires. Les spectateurs se sont époumonés à chanter en chœur sur la pièce de fermeture, Fineshrine, et au retour à la maison, à l’intérieur de la station de métro, on pouvait entendre des déjà-nostalgiques siffler le morceau. Pas de rappel cependant; la formation n’avait pas assez de matériel pour en livrer un. Ils avaient tout donner (dans tous les sens du terme). C’était réussi, tout simplement.

Appréciations : ****1/2

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Émilie Langlois-Pratte

Parce que je dévore l'actualité musicale avec mes deux rangées de dents.

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